
Le photovoltaïque comme levier de valorisation immobilière : ce que Solarock change pour les agents
Vous êtes en visite. Le client pointe le DPE affiché : 5 000 euros par an d'énergie estimée. La visite bascule. La question du budget prend le dessus sur le coup de coeur. Et là, vous n'avez pas de réponse vraiment utile. Vous savez qu'il faudra rénover. Vous connaissez les grandes lignes de la réglementation. Mais sur le chiffrage concret, l'impact sur la classe DPE, les solutions de pilotage énergétique : vous renvoyez vers d'autres interlocuteurs. Ou vous esquivez. C'est précisément cette situation qu'adresse l'épisode En Visite avec Benjamin Barnathan, co-fondateur de Solarock.
Vous êtes en visite. Le client pointe le DPE affiché : 5 000 euros par an d'énergie estimée.
La visite bascule. La question du budget prend le dessus sur le coup de coeur.
Et là, vous n'avez pas de réponse vraiment utile.
Vous savez qu'il faudra rénover. Vous connaissez les grandes lignes de la réglementation. Mais sur le chiffrage concret, l'impact sur la classe DPE, les solutions de pilotage énergétique : vous renvoyez vers d'autres interlocuteurs. Ou vous esquivez.
C'est précisément cette situation qu'adresse l'épisode En Visite avec Benjamin Barnathan, co-fondateur de Solarock. Une entreprise francilienne qui repense l'installation photovoltaïque de bout en bout : du dimensionnement à la maintenance, en passant par le pilotage intelligent de l'énergie produite.
Benjamin Barnathan et Solarock : un modèle construit sur l'intégration verticale
Benjamin Barnathan n'est pas issu du BTP. Entrepreneur dans le recrutement en sortie d'école, il passe ensuite cinq ans chez Google dans le digital advertising puis rejoint Lime comme un de ses premiers employés en France et en Europe.
C'est en croisant la route de ses associés, deux ingénieurs BTP et tech, qu'il se lance sur le photovoltaïque. Le timing est là : les prix de l'électricité augmentent en moyenne de plus de 4% par an depuis 15 ans en France. Le coût du hardware a été divisé par deux en dix ans. Le marché est colossal : 15 millions de foyers compatibles, seulement 5% équipés, contre 20% en Allemagne. Et personne ne l'a vraiment structuré.
Solarock est lancé il y a deux ans et demi avec une approche claire : tout faire en interne. Vente, dimensionnement, installation, maintenance. Pas de sous-traitance. Des agences locales en propre (Île-de-France, Hauts-de-France) et un réseau de partenaires "Powered by Solarock" : des PME locales équipées en outils et processus pour monter en gamme.
La solution proposée va au-delà du panneau : des batteries de dernière génération et un EMS (Energy Management System), qui pilote intelligemment l'énergie produite.
Pour en savoir plus : www.solarock.fr
Pourquoi 95% des foyers compatibles ne sont pas encore équipés
Le frein historique est simple : la France a longtemps maintenu des prix de l'électricité artificiellement bas grâce au nucléaire. L'équation économique du photovoltaïque n'était pas suffisamment favorable pour convaincre les particuliers.
Ce verrou est en train de sauter.
Le prix du kilowattheure augmente régulièrement. Les aides d'État ont disparu, ce qui a aussi eu l'effet positif d'assainir le marché. Une directive européenne impose désormais que la plupart des bâtiments neufs soient équipés d'ici fin 2026. Pour les parkings de plus de 1 500 m², c'est déjà obligatoire.
Benjamin Barnathan est précis sur un point souvent mal compris : le solaire n'est pas un sujet d'ensoleillement. "Les pays scandinaves et allemands sont 5 à 6 fois plus pénétrés que nous. Ce n'est pas une question de soleil, c'est une question de lumière." L'Île-de-France est d'ailleurs le premier marché de Solarock.
L'EMS : produire de l'énergie ne suffit pas
C'est l'insight central de cet épisode. Rarement mis en avant dans les conversations sur le solaire.
Un panneau photovoltaïque produit de l'énergie entre 10h et 17h. La consommation d'un foyer est décalée : le matin et le soir. Sans pilotage, le surplus est revendu au réseau à 4 centimes le kWh, quand on l'a acheté à 19 centimes. L'écart est considérable.
L'EMS change cette équation. Il automatise la gestion : déclenche la batterie au moment où vous en avez besoin, pilote le chauffe-eau aux heures de production, optimise l'autoconsommation en temps réel. "Comme une Apple Watch, les clients voient combien ils produisent et combien ils économisent en temps réel", décrit Benjamin Barnathan.
Trois quarts des installations Solarock incluent aujourd'hui une batterie. Ce n'était pas le cas il y a trois ans : les prix ont chuté suffisamment pour démocratiser la combinaison.
Les résultats concrets : un TRI de 10 à 20 points nets d'impôts selon les cas. Un amortissement entre 6 et 12 ans. Sur 25 ans, durée de vie standard d'une installation, une PME industrielle installée par Solarock en Île-de-France a réduit sa facture énergétique de 40%, pour une économie projetée de 800 000 euros.
L'impact direct sur le DPE et la valeur du bien
Le DPE intègre deux critères-clés : la consommation d'énergie primaire (en kWh/m²/an) et les émissions de CO2. Quand on autoconsomme, on ne rachète plus d'électricité au réseau. L'énergie primaire baisse. Résultat : un gain de classe DPE.
L'ampleur dépend du profil du bien. Un foyer très électrifié (ballon d'eau chaude, pompe à chaleur, induction) tire davantage parti de l'autoconsommation. Le seuil à retenir : le photovoltaïque devient particulièrement pertinent au-dessus de 10 000 kWh par an de consommation, soit environ 2 000 euros de facture annuelle. Un niveau atteint facilement par une famille de trois personnes.
Pour les agents, cela représente un levier direct sur des biens bloqués par leur performance énergétique. Un DPE G qui passe en E ou F change le profil d'acheteurs potentiels et la dynamique de négociation.
Comment intégrer Solarock dans la pratique d'agent
Benjamin Barnathan décrit trois situations concrètes où un partenariat avec un installateur solaire change la donne pour un agent.
Au moment de la visite, pour répondre à la question de l'énergie avec un chiffre. Solarock produit une étude à distance à partir des données Enedis et des plans du bien : consommation actuelle, dimensionnement recommandé, simulation de cash flow sur 25 ans. L'agent n'a pas à devenir expert. Il a un partenaire qui chiffre.
En phase de rénovation avant revente, pour valoriser un bien avant de le mettre en marché. Un propriétaire qui investit dans du photovoltaïque peut gagner une classe DPE et élargir sa base d'acheteurs potentiels.
Avec les diagnostiqueurs et architectes, en amont de la conception. Pour les biens avec travaux importants, Solarock intervient avec l'architecte pour intégrer le photovoltaïque dès la phase de réflexion, avant que les équipements soient choisis.
Le modèle de partenariat est simple : apporteur d'affaires. L'agent met en relation son client avec Solarock, qui prend en charge le reste.
Ce qu'il faut retenir
Le photovoltaïque résidentiel en France arrive à maturité. La réglementation pousse dans ce sens, les prix du kWh aussi. Pour les agents, le sujet énergie ne peut plus rester dans l'angle mort.
Ce que propose Solarock n'est pas un produit de niche. C'est une façon de répondre à une question que les clients posent de plus en plus souvent en visite, et de transformer une objection bloquante en levier de décision.
Trois éléments à retenir de cet épisode :
- la rentabilité est réelle (amortissement 6-12 ans,TRI 10-20%),
- le pilotage fait toute la différence (sans EMS, un panneau solaire perd la moitié de sa valeur),
- et l'impact DPE est documenté. Pour les agents qui veulent apporter du conseil concret sur les sujets de performance énergétique, c'est une brique utile à connaître.
Pour aller plus loin
Ecoutez l'épisode complet
Benjamin Barnathan détaille les cas d'usage tertiaire, l'autoconsommation collective pour les communes et PME, et les objectifs de Solarock pour 2026 (passer de 500 à 5 000 foyers équipés par an).
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