Cazar : la maison de chasse immobilière de luxe qui structure la recherche en Europe
- 2 mars
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 mars

Il existait déjà des réseaux de chasse immobilière. Mais aucun n’était réellement pensé pour le luxe. Et quand on dit “luxe”, on parle rarement du vrai sujet. On parle de budgets. On parle de destinations. On parle de propriétés d’exception. Mais le vrai luxe, dans une acquisition, c’est autre chose : c’est la clarté.
La capacité à piloter une décision complexe avec une méthode, un brief qui fait foi, et un suivi transparent.
Chibo Agu et Célia Menand, sont les cofondateurs de Cazar. Ensemble, ils construisent la première maison de chasse immobilière de luxe en Europe, née du terrain et structurée comme une “maison” : méthode, réseau d’experts locaux indépendants, et plateforme de suivi.
Dans cet article, on décrypte ce que ce modèle change :
pour les acquéreurs (surtout internationaux),
pour les agents et experts locaux,
et pour les partenaires qui introduisent des clients (hospitality, conciergeries privées, aviation privée…).
Le problème de départ : la recherche immobilière haut de gamme est trop souvent… artisanale
Un acquéreur à Saint-Tropez, Ibiza, Paris ou en Corse n’a pas le temps de :
briefer 4 ou 5 interlocuteurs,
recevoir 30 propositions à côté,
multiplier les visites inutiles,
naviguer dans l’opacité (“qui travaille sur mon dossier ?”,“où en est la recherche?”,“qu’est-ce qui a été testé et éliminé ?”).
Et plus l’enjeu financier monte, plus les frictions montent aussi :
prise de décision en famille,
conseillers (juridiques, fiscalité, family office),
arbitrage résidence secondaire versus investissement,
timing parfois lié à une mobilité ou à une structuration patrimoniale.
Dans ce contexte, “proposer des biens” n’est pas un service suffisant.
Cazar défend une autre posture : représenter l’acquéreur.
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1. Cazar représente l’acquéreur (pas le vendeur)
C’est le point de départ le plus important. Cazar n’a pas de stock. Pas de mandat de vente. Pas de catalogue à écouler. Leur “actif”, c’est le brief. Leur mission, c’est de défendre ce brief. Et de le traduire en action.
Mandat de recherche vs mandat de vente : pourquoi ça change tout
Quand un agent travaille sous mandat de vente, la logique est structurelle :
il a un bien à vendre,
il doit générer des visites,
et il finit souvent par pousser des biens à des acquéreurs “compatibles”.
Côté Cazar, la logique est inversée :
mandat de recherche,
rémunération par l’acquéreur,
et liberté de frapper à toutes les portes (agences, notaires, réseau off-market) pour trouver le bon bien, pas “un bien”.
Dans l’épisode, Célia insiste aussi sur un point clé : ce modèle (un représentant vendeur, un représentant acquéreur) est très courant à l’étranger. Et il rend la relation plus lisible.
2. Le garde-fou : “pas de brief validé, pas de chasse”
La majorité des recherches qui s’enlisent ont un point commun :
le brief bouge. Les clients ajustent. Les critères se contredisent. Les priorités changent. Et chaque interlocuteur comprend une version légèrement différente.
La réponse de Cazar est radicale :
2 à 3 heures (ou plus) de découverte,
consolidation dans une “page Cazar”,
validation explicite.
Ce brief est beaucoup plus profond que “3 chambres, vue mer”.
Ils vont jusqu’à des détails de vie :
rythme et usage (résidence secondaire, principale, investissement),
composition familiale,
attentes culturelles,
timing,
budget et financement,
et même “le nom du chien”.
Pourquoi ?
Parce que dans le haut de gamme, un projet immobilier est rarement un achat isolé. C’est un morceau de vie.
3. Un réseau d’experts locaux indépendants (vraiment indépendants)
Le modèle Cazar repose sur des experts locaux.
Mais pas “des gens qui font visiter”. Ils veulent des experts capables de :
lire une micro-zone,
comprendre les dynamiques locales,
activer les bons circuits (agences, notaires, off-market),
et donner une lecture de vie (plages, restaurants, saisonnalité, quartier).
Pourquoi l’indépendance est non négociable
Dans l’épisode, ils sont très clairs :
un expert Cazar ne doit pas être rattaché à une marque,
ni dépendre d’un catalogue,
ni être en situation de conflit d’intérêt.
C’est aussi ce qui rend possible le “côté européen” : on peut gérer une recherche à Saint-Tropez comme à Ibiza ou au Portugal avec la même posture et le même niveau d’exigence.
4. La plateforme Cazar : la chasse comme un projet (traçabilité + transparence)
Dans l’immobilier de luxe, l’apport d’affaires et les deals reposent souvent sur la confiance. Et sur un problème bien connu : l’intro devient une boîte noire.
Tu introduis un client. Et ensuite… tu ne sais plus ce qu’il se passe. La plateforme Cazar répond à ce point.
Elle permet de tracer :
le brief validé,
les biens proposés,
les visites,
les retours,
et l’avancement.
Deux bénéfices directs :
Pour l’acquéreur : clarté et maîtrise du process.
Pour les partenaires : transparence sur le statut d’un dossier introduit.
C’est un changement important : on passe d’un suivi “à l’intuition” à un suivi “au process”.
5. “Remettre l’humain au centre” : le vrai contrepoint à la tech
Cazar insiste sur un paradoxe : ils construisent une plateforme… pour mieux remettre de l’humanité. Pourquoi ? Parce que l’immobilier (et encore plus dans le haut de gamme) a souvent deux travers :
on n’écoute pas assez,
on propose trop vite.
Une phrase résume bien leur posture : “on a deux oreilles et une bouche.”
Le brief devient aussi un outil de conversation :
le client se confronte à ses propres arbitrages,
on évite les malentendus,
et on ajuste sans perdre le fil.
6. D’où viennent les clients (et pourquoi l’hospitality est un levier)
Cazar s’adosse à des acteurs qui ont déjà la relation avec des clients fortunés :
hospitality (ex : Le Collectionist),
conciergeries privées,
aviation privée,
et d’autres réseaux.
Ces acteurs ont :
la confiance,
le flux,
mais souvent pas les licences, l’expertise ou le temps pour accompagner un achat.
Cazar vient “boucler la boucle” : la location donne de la donnée sur les goûts.
La chasse transforme cette donnée en décision.
Les destinations 2026 : ce qui reste fort
Dans l’épisode, plusieurs zones ressortent (et surtout pourquoi) :
Corse et Ibiza : désir stable, qualité de vie.
Côte d’Azur et Saint-Tropez : destinations “amour”, pas seulement fiscalité.
Paris : prestige + solidité patrimoniale (même si la rentabilité locative est plus fragile).
Alpes (France et Suisse) : plaisir + location saisonnière.
Italie / Espagne : attractivité de vie + paramètres fiscaux.
Conclusion : Cazar professionnalise un métier encore trop artisanal
Ce qu’on retient, au-delà du “luxe” :
un brief validé,
des experts locaux indépendants,
une traçabilité complète,
et une posture claire : représenter l’acquéreur.
À l’échelle du marché, ça dit quelque chose de plus large : le haut de gamme n’est pas seulement un segment.
C’est un niveau d’exigence. Et cette exigence est en train de “descendre” vers le marché plus mainstream.
Pour aller plus loin
Écoutez l'épisode complet avec Chibo Agu et Célia Menand
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